Hier j’ai réécouté Before Sunrise / Before Sunset et ça m’a amené à me poser la question suivante:
“Suis-je rendu superficiel?”
On s’attend, je ne parle pas de look ni tout ça.
Mais disons que de revisiter les nombreux, profonds et intenses dialogues de ces deux films, je me suis mis à m’examiner le nombril. Et à me dire que “messemble que je suis pas mal moins deep que je ne l’étais”. Plus “dans l’immédiat”. Moins… “réfléchis”.
Et ce matin, en en parlant avec une amie, j’ai réalisé que j’étais en train de réfléchir en profondeur sur le fait que je manquais peut-être de profondeur.
Ça m’a un peu réconcilié avec mon moi, tsé.
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Reste que des discussions profondes, intenses et philosophiques, je n’en vis pas tant.
Est-ce parce qu’on vieillit, est-ce parce qu’on s’entoure différemment?
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J’ai aussi le sentiment que plusieurs de mes relations manquent de vrai.
Par peur, je crois. Par manque de confiance aussi, probablement. Mutuelle, la confiance. Confiance en la façon dont ça sera reçu. Confiance en le fait d’être jugé.
C’est plutôt laid, je trouve. Et dommage.
Comme si j’étais pris dans plusieurs dynamiques à travers lesquelles la remise en question et la confrontation étaient néfastes et, même, dégradantes. Faut comme juste être beau et gentil, flatter dans le sens du poil.
“Nobody moves, nobody gets hurt.”
Me semble que je vous aimerais ben plus si j’avais le courage de vous brasser.
Mais je suis convaincu que ça serait mal reçu.
J’ai pas vraiment de solutions, remarquez.
Je suis tout de même rassuré au sujet de ma superficialité.
On jasera de ça profondément et philosophiquement autour d’une (ou 2) bières… Mais j’suis pas vraiment inquiète. T’as pas de pouvoir sur la réceptivité de ceux que tu brasses, mais desfois ça vaut la peine d’être patient pis de pas lâcher le morceau trop vite… Ou desfois t’es juste pas la bonne personne pis faut que ça vienne d’ailleurs autrement.
mélou
July 13th, 2010
Pis en fait j’y repense là …(après une bière) pis j’pense que c’est correct aussi d’avoir des résistances, pis d’en être conscient. Faut juste pas tuer le messager. Mais tsé quand on se fait bousculer dans notre cadre de référence, ben ça nous ramène au cadre, justement, à nos valeurs souvent. Pis c’est bien que ça bouge pas si facilement que ça. C’est correct aussi de pouvoir se protéger de ces bouleversements. C’est ça qui nous tient debout, nos résistances. Sinon, on serait brainwashé à toutes les deux minutes. Ça veut pas dire qu’il ne faut pas les remettre en questions, mais c’est juste normal que ça se fasse sur du moyen long terme.
mélou
July 13th, 2010
Ce n’est pas tout d’être réfléchi! A trop vouloir sonder les profondeurs, on perd de vue les petits riens insignifiants qui ont parfois le mérite d’embellir nos vies. La superficialité a parfois du bon dans ce qu’elle nous apporte de frais en termes de matière à réflexions. Je ne crois pas qu’on puisse se définir qu’en profondeur ou superficialité. Il faut un savant dosage des deux pour faire ressortir le meilleur de nous, de nos relations, de nos rêves et de nos aspirations. Ne dit-on pas qu’une médaille a toujours deux faces. Il t’appartient de mettre l’une ou l’autre en évidence selon le besoin! C’était ma réflexion de ce soir!
Iseult
July 13th, 2010