L’été dernier j’ai accompagné une amie au souper d’anniversaire d’un de ses amis à elle… je connaissais un peu le sympathique jubilaire, mais personne des autres invités à la fête.
Comme c’est le cas la plupart du temps lorsqu’on connaît peu ou pas du tout les gens présents, il se forme des petits ilôts de gens qui ne se connaissent pas nécessairement, et on discute histoire d’apprendre quelques petits trucs les uns sur les autres.
Ainsi, un de nos compagnons de table se trouve t’à t’être l’attaché de presse de Michelle Courchesne. À l’annonce de ce fait, les poils m’ont dressé, j’ai figé. J’avais à côté de moi un proche collaborateur de LA personnalité politique que je méprise le plus sur la scène politique québécoise.
Si bien qu’au lendemain de la soirée, quand mon amie m’a demandé “Tu l’as trouvé comment X?”, j’ai répondu “Twit et insignifiant”. Elle m’a trouvé bien sévère. Selon elle il avait été très sympathique, articulé et agréable.
Et à bien y repenser, elle avait raison. Si ce gars-là avait été agent de communication pour la Société canadienne du cancer, ou pour Transcontinental, je n’aurais probablement rien eu à redire sur lui (sinon qu’il était en effet un peu twit, mais pas assez pour que ça soit agaçant, je le suis probablement moi aussi…).
Mais son rôle professionnel a tellement causé d’interférences dans mon jugement.
Et je vous entends penser… “si ça avait été l’attaché de presse de n’importe quel ministre péquiste tu aurais été à ses genoux.” Et c’est faux. Il aurait été l’attaché de presse de Jean Charest, un homme que je n’aime pas, que j’aurais trouvé immensément intéressant de jaser avec lui. Il aurait été l’attaché de presse de Claude Béchard que je ne lui en aurais pas tenu rigueur.
Mais j’ai une aversion tellement forte et profonde pour Michelle Courchesne que j’ai été scié en deux… il en parlait, en plus, avec admiration.
Faut aussi prendre conscience du fait qu’en tant qu’attaché de presse, il a un certain rôle à jouer sur les interventions publiques de la politicienne… et c’est ce point en particulier qui me scandalise le plus chez elle. Je ne pouvais donc pas respecter son choix professionnel.
Je ne remets aucunement en question son droit à l’oxygène qu’il respire. Toutefois je n’aurais aucune affinité avec quelqu’un qui est l’attaché de presse de Michelle Courchesne.
Je suis convaincu que ça ne l’empêcherait pas de dormir, remarquez.
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