Mon estime de moi

July 15th, 2010

En 2002:

- Je me suis fait domper par ma copine

- Pour un autre gars

- Qui était un gros joueur de Donjons et Dragons

- Et réparait des téléguidés

- Qui finalement n’a pas voulu d’elle.

Dites-vous que chaque tiret est un poignard à mon estime de moi.

Donc, si un jour vous me trouvez frais chié, vous saurez comment me ramener sur Terre ;)

Je me sens comme Jeff Goldblum dans La Mouche. Ben pas que je me trouve si laid, je parle du fait qu’il se téléporte.

Quand je parle de relativité, c’est que je me promène tellement que j’ai l’impression que les distances sont pour moi tellement peu importantes, et que le trajet Alma-Québec pour moi, c’est comme aller au dépanneur du coin de la rue pour quelqu’un de “normal”.

J’ai beaucoup de fun à vous voir capoter sur le fait que je fais ben plein de route. J’ai vraiment l’impression de vous donner l’impression que je suis un genre de globe-trotter malsain.

Tantôt dans un statut Facebook je me suis amusé à faire mon Barney dans How I met your mother: à quelqu’un qui me demandait ce que je faisais comme job, je répondais: “Haha… Please…”. Pis je me trouvais drôle. Mais c’est pas tout le monde qui a dû la catcher.

C’est que, voyez-vous, pour l’été je remplace quelqu’un qui a des clients sur la route. Je suis donc un King of the road, me promenant entre la Mauricie, le Centre-du-Québec et l’Estrie, autour de deux semaines par mois.

C’est juste ça.

Fa que quand je prends une bière à une micro de St-Hyacinthe un jeudi au 5 à 7, c’est pas si surnaturel que ça.

J’aime ça me promener: je suis obligé d’écouter de la musique.

Double fond

July 13th, 2010

Hier j’ai réécouté Before Sunrise / Before Sunset et ça m’a amené à me poser la question suivante:

“Suis-je rendu superficiel?”

On s’attend, je ne parle pas de look ni tout ça.

Mais disons que de revisiter les nombreux, profonds et intenses dialogues de ces deux films, je me suis mis à m’examiner le nombril. Et à me dire que “messemble que je suis pas mal moins deep que je ne l’étais”. Plus “dans l’immédiat”. Moins… “réfléchis”.

Et ce matin, en en parlant avec une amie, j’ai réalisé que j’étais en train de réfléchir en profondeur sur le fait que je manquais peut-être de profondeur.

Ça m’a un peu réconcilié avec mon moi, tsé.

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Reste que des discussions profondes, intenses et philosophiques, je n’en vis pas tant.

Est-ce parce qu’on vieillit, est-ce parce qu’on s’entoure différemment?

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J’ai aussi le sentiment que plusieurs de mes relations manquent de vrai.

Par peur, je crois. Par manque de confiance aussi, probablement. Mutuelle, la confiance. Confiance en la façon dont ça sera reçu. Confiance en le fait d’être jugé.

C’est plutôt laid, je trouve. Et dommage.

Comme si j’étais pris dans plusieurs dynamiques à travers lesquelles la remise en question et la confrontation étaient néfastes et, même, dégradantes. Faut comme juste être beau et gentil, flatter dans le sens du poil.

“Nobody moves, nobody gets hurt.”

Me semble que je vous aimerais ben plus si j’avais le courage de vous brasser.

Mais je suis convaincu que ça serait mal reçu.

J’ai pas vraiment de solutions, remarquez.

Je suis tout de même rassuré au sujet de ma superficialité.

Nostalgie

July 12th, 2010

Je m’ennuie du temps où on écrivait “Veux-tu sortir avec moi? Oui O Non O” pis qu’on voyait après.

Me semble que le statut devrait arriver avant les questionnements.

Ça nous libérerait.

Au cégep, alors que j’étais full impliqué dans le journal étudiant, je fais la connaissance de Ben. Un jour, il nous raconte:

“J’étais arrêté à une lumière sur le siège du passager. Y avait une auto à notre droite. Je regarde l’autre conducteur dans les yeux, pis je baisse ma vitre en continuant de le regarder. Le gars baisse lui aussi sa vitre. Je lui dis:

- Toi aussi, t’as pété?

Le gars remonte sa fenêtre, en tabarnac.”

(vous comprendrez que comme ça fait presque quinze ans les mots ne sont peut-être pas exacts, malgré les guillemets)

Je n’ai jamais eu le guts de faire ce gag… mais j’y repense encore, des fois, aux lumières.

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Une fois Ben nous invite une gang du journal pour écouter un film chez lui. Le Premier Chevalier, avec Julia Ormond (ouais c’est avec Richard Gere surtout mais lui trippait sur Julia Ormond, particulièrement le bout où elle dit à Sean Connery que c’est lui qu’elle aime. Je sais pas s’il trippe encore dessus, remarquez elle était moins cute dans Benjamin Button).

À un moment donné, le téléphone sonne. Il répond:

“J’t'en train d’écouter un film, bonjour?”

Bang! Admiration sans limite, perpétuelle. C’est  comme répondre “tu m’déranges, tabarnac”.

Ça non plus je l’avais jamais fait… jusqu’à avant-hier.

On est en train de souper et mon téléphone sonne. Moi je pense à Benoît pis je réponds “j’t'en train d’souper, bonjour”… tsé y a juste du monde que je connais qui m’appelle, alors je me suis dit que ça allait être drôle.”

… Malaise…

“Euh, bonjour j’appelle de la clinique dentaire France Gaudreault, j’appelle pour prendre rendez-vous pour votre examen-nettoyage.”

Bon, je m’excuse et la dentiste trouve ça drôle, mais j’ai quand même dit ça à la seule personne au monde qui a le pouvoir de me faire très mal.

Merci, Benoît.

Réversible

July 6th, 2010

C’est juste qu’on dirait que quelqu’un t’a rentré un bras dans la bouche, s’est rendu jusqu’à ton gros orteil et a tiré jusqu’à ce que tu r’vires à l’envers.

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Sur ces belles paroles, Patate is back.

J’ai jonglé longtemps avec l’idée de faire revivre la Patate.

Le problème c’est que j’ai jamais trouvé la bonne scène de Superman 2 sur Youtube.

J’ai donc ouvert ailleurs.

Vous en faites pas, c’est pas pour me cacher ni rien.

C’est juste qu’on a fait le gag du jeu de mots et je me suis senti m’obliger à faire quelque chose avec ça.

Venez voir le détriplement de personnalité!

La mort d’une Patate

January 14th, 2010

patateевтини мебели

À la prochaine peut-être, ailleurs et autrement.

En attendant, on peut s’aimer tendrement sur Twitter (patrickdallaire) ou sur Facebook (Patrick Dallaire).

Bien-pensez ou soyez honnis

January 6th, 2010

Plus on est libres de s’exprimer, moins on est libres de le faire.

Le blog et le Twitter me passionnent, et m’emmerdent à la fois.

Commençons par ce week-end, quand mon Twitter en entier s’est ému de propager la nouvelle de la peut-être mort de Lhasa.

Puis ce fut le début de la semaine, quand mon Twitter en entier s’est ému d’être d’accord avec Nathalie Petrowski quand elle a dénoncé le fait que toute la fin de semaine s’est propagée “prématurément” la nouvelle de la mort de Lhasa.

Aujourd’hui, mon Twitter s’émeut qu’un animateur de radio ait osé se demander si le “coverage” de la mort de la personne n’était pas un peu démesuré, si on compare avec celui qu’elle avait quand elle était vivante, finalement.

Si on faisait une émission hommage à Thérèse Beaulieu, une dame du Saguenay décédée elle aussi plutôt cette semaine, j’ai l’impression qu’on aurait le droit de remettre en question le fait que la couverture médiatique de sa mort soit “démesurée”.

Étrange.

Qu’il ait raison ou pas, est-ce vraiment justifié, justement, toute l’émotion suscitée par cette émission de radio?

Doit-on vraiment s’émouvoir que l’animateur pose publiquement des questions? Me semble qu’il n’est pas allé jusqu’à dire qu’elle méritait son sort… Qu’il ait un ton dérangeant c’est une chose. Qu’il soit ainsi méprisé c’en est une autre.

C’est quoi cette liberté d’expression de merde?

La citation du jour, en direct du blog de Cacawet (dans les commentaires):

Hispong Elbayne a dit:

@Patate Quand j’ai le goût d’entendre un fif, j’ouvre ma radio et j’écoute tes chroniques. T’aurais besoin d’embrunter un derrière poilu (oublie pas de mettre du sable dans ta vaseline) toi, ça a pas l’air d’aller.

Bon, j’avoue que je l’ai bavé… mais il fait honneur à mon commentaire, je trouve!

On dirait que j’ai comme du chagrin, là… Tsé l’insulte de la fifure c’est tellement nouveau et inspiré. Chu comme déstabilisé, là.

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