Hier j’ai réécouté Before Sunrise / Before Sunset et ça m’a amené à me poser la question suivante:
“Suis-je rendu superficiel?”
On s’attend, je ne parle pas de look ni tout ça.
Mais disons que de revisiter les nombreux, profonds et intenses dialogues de ces deux films, je me suis mis à m’examiner le nombril. Et à me dire que “messemble que je suis pas mal moins deep que je ne l’étais”. Plus “dans l’immédiat”. Moins… “réfléchis”.
Et ce matin, en en parlant avec une amie, j’ai réalisé que j’étais en train de réfléchir en profondeur sur le fait que je manquais peut-être de profondeur.
Ça m’a un peu réconcilié avec mon moi, tsé.
********
Reste que des discussions profondes, intenses et philosophiques, je n’en vis pas tant.
Est-ce parce qu’on vieillit, est-ce parce qu’on s’entoure différemment?
********
J’ai aussi le sentiment que plusieurs de mes relations manquent de vrai.
Par peur, je crois. Par manque de confiance aussi, probablement. Mutuelle, la confiance. Confiance en la façon dont ça sera reçu. Confiance en le fait d’être jugé.
C’est plutôt laid, je trouve. Et dommage.
Comme si j’étais pris dans plusieurs dynamiques à travers lesquelles la remise en question et la confrontation étaient néfastes et, même, dégradantes. Faut comme juste être beau et gentil, flatter dans le sens du poil.
“Nobody moves, nobody gets hurt.”
Me semble que je vous aimerais ben plus si j’avais le courage de vous brasser.
Mais je suis convaincu que ça serait mal reçu.
J’ai pas vraiment de solutions, remarquez.
Je suis tout de même rassuré au sujet de ma superficialité.